mercredi 11 décembre 2013

Un rapport de recherche canadien tire un bilan nuancé des apports des tablettes en classe.


Un rapport québécois sur les usages de l'iPad en classe montre que les tablettes ne vont pas sans créer des difficultés scolaires.  L'enquête menée par T Karsenty et A Fieves auprès de 6 057 élèves, montre que la tablette est perçue comme motivante. Le principal usage est la consultation des manuels avant la recherche internet. Mais les enseignants soulignent la distraction qu'elle apporte en cours. Et c'est confirmé par les élèves : un tiers d'entre eux joue en classe. Les enseignants demandent de la formation.
Au final la tablette est jugée très satisfaisante par 56% des élèves mais seulement 23% des enseignants.  L'impact de la généralisation sur le fonctionnement de l'école semble réel.

mardi 26 novembre 2013

La France développe avec des enseignants une tablette pour l'éducation, TED

Les enseignants peuvent-ils définir la tablette idéale ? C'est le défi de TED, une tablette qui se veut exemplaire dans sa production et sa conception et totalement dédiée à l'éducation. 

Lancée en novembre 2012 dans le cadre de l'appel à projet Investissement d'avenir, TED accumule les bons points. La tablette est conçue par la société Unowhy qui la relocalise en France. Elle associe à son développement le conseil général, le CRDP et le rectorat local dans une démarche digne du circuit court puisque les premiers exemplaires sont testés dans 15 collèges bourguignons.

Mais le projet TED n’est pas un simple projet d’équipement en tablettes. C'est une expérimentation évolutive " intégrant besoins et contraintes de l’ensemble des acteurs" du système éducatif. Le développement de la tablette est accompagné par le laboratoire Techne de l'université de Poitiers sous la direction de B Devauchelle. Le projet est lié à Editis, un grand groupe d'éditeurs scolaires.

Selon P Chaintrier, la tablette elle -même a beaucoup évolué et en est à sa troisième version en suivant les demandes des enseignants utilisateurs. "On étudie l'appropriation de la tablette par les acteurs, enseignants et familles", nous a expliqué P Chaintrier. Pour le moment l'observation aboutit à prévoir un double usage de la tablette.

En classe, c'est l'enseignant-e qui doit totalement la controler. Il dispose d'un outil de création de contenus et verrouille la configuration de la tablette. La tablette se moule alors dans le modèle éducatif dominant du professeur organisateur de la séquence éducative.

Un autre temps d'usage c'est le hors classe. Jusqu'où libérer les fonctions de la tablette ? Ca si discute encore. La question a aussi son intérêt économique. En classe le modèle commercial c'est la vente de manuels scolaires , plus précisément du manuel retenu par l'enseignant-e. La tablette permet ainsi de travailler comme avant avec un cartable allégé. Hors classe, la tablette pourrait devenir vecteur de développement du périscolaire aux frais des parents si on va dans ce sens.

Calée au plus près du modèle de la classe, modifiée en fonction des remarques des enseignants (ainsi récemment l'ajout d'une caméra), la tablette TED veut être la réponse française au développement du numérique éducatif. C'est aussi la planche de salut des éditeurs scolaires bousculés par le développement du numérique.

Présentation du projet

mardi 29 octobre 2013

Wifi, Portables : Aucun risque selon l'Académie de médecine  


L’Académie nationale de médecine a pris connaissance du rapport d’expertise de l’Anses « Radiofréquences et santé. Mise à jour de l’expertise », rendu public le 15 octobre 2013.
Ce rapport confirme les conclusions du rapport scientifique 2009 de l’Afsset et les avis qu’elle a rendus à trois reprises.

Qu’il s’agisse des effets non cancérogènes sur le système nerveux central ou en dehors de lui, ou des effets cancérogènes en général, les quelque 2600 études publiées dans le monde sur ce sujet n’ont pas pu mettre en évidence de manière rigoureuse et reproductible un risque de cancer ou d’une autre pathologie organique dû à la téléphonie mobile ou au Wifi.


> Le rapport de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail, France:  http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/134000692/index.shtml


>Le communiqué de l'Académie de médecinehttp://www.academie-medecine.fr/communique-de-presse-radiofrequence-et-sante-2/


lundi 21 octobre 2013

Des tablettes au collège pour faire du français autrement

Enseigner avec ou sans le numérique, est-ce du pareil au même ? 
A quoi cela sert-il d’équiper les classes en tablettes si c’est pour faire la même chose qu’avant, fût-ce avec des outils plus « modernes » ? 




A moins qu’il ne s’agisse de travailler différemment : d’inventer des usages qui rendent les élèves vraiment acteurs de leurs apprentissages ? A ces questions, Marie Soulié, enseignante au collège Daniel Argote d’Orthez, livre des réponses concrètes et éclairantes : sur son site « Usages des tablettes en lettres », elle trace la voie, filme ses élèves en activité, présente tutoriels, exemples de productions, explications pédagogiques. 
Au menu : 
  • écritures enrichies
  • réalité augmentée
  • histoire littéraire animée
  • classe inversée
  • cyberdictées … 
Pour des questions d'impartialité, il est important de préciser que Madame Soulié est une Apple Distinguised Educator. 
>> Le blog de Marie Soulié: http://tablettes-coursdefrancais.eklablog.com/
>> Une interview de Madame Soulié

jeudi 6 juin 2013

Les tablettes à 100 francs sont en vente.

On attendait la tablette à 100 francs. Elle est désormais disponible.
 Il s'agit de l'ACER Aconia. Le One to One rentable devient donc de plus en plus proche puisqu'on peut couvrir le coût d'une telle tablette avec quelques dictionnaires sous forme d'app plutôt que des dictionnaires papier. A tester ...


Offre de la semaine dans un magasin de multimédia de la région



lundi 3 juin 2013

Tablettes et stockage dans le cloud - un problème de sécurité ?

Le journal gratuit 20 Minuten a publié l'article suivant concernant les réflexions du Conseil fédéral sur la sécurité des données dans le Cloud.

Reste à libérer les moyens pour offrir une alternative aux écoles !

http://www.20min.ch/ro/multimedia/stories/story/12688040


Les données dans le «cloud» sont vulnérables


Le Conseil fédéral met en garde contre la sauvegarde de données dans le nuage, les documents ainsi conservés ne sont pas à l'abri du regard indiscret d'autres personnes ou même d'Etats.

Des programmes additionnels permettent cependant de rendre des services tels que Dropbox ou Skydrive plus sûrs. Les services de sauvegarde de données dans le nuage permettent de conserver et synchroniser des documents de manière permanente. Ces derniers sont ainsi utilisables partout que cela soit avec un ordinateur, un smartphone ou une tablette, pour autant qu'un accès à internet soit disponible.

Parmi les plus connus de ces services figurent entre autres Dropbox, Skydrive, iCloud. A chaque modification apportée à un dossier se trouvant sur le PC, ceux-ci effectuent automatiquement une sauvegarde sur internet. Un autre ordinateur ou un smartphone peut ensuite télécharger ces documents puis les archiver une nouvelle fois avec les éventuelles modifications qui leur auront été apportées.

Les utilisateurs de ces services dans le nuage disposent ainsi en tout temps de données entièrement actualisées. Picasa ou iCloud fonctionnent à l'identique pour les photographies, un cliché pris avec un smartphone étant immédiatement sauvegardé sur le réseau des réseaux. Outre une copie des photographies, ces offres permettent aux amis et à la famille de les visionner immédiatement.

Gratuité et perte de contrôle

D'autres services tels que Google-Docs ou Microsoft Office 365 vont encore plus loin, leurs utilisateurs étant en mesure d'écrire un document ou une feuille de calcul d'un tableur directement sur internet à partir du navigateur web. Ce type d'offre ne nécessite plus de disposer d'un programme de traitement de texte ou d'un tableur sur l'ordinateur, la seule nécessité étant un accès au réseau des réseaux.

Toutefois, la gratuité d'une grande majorité de ces services se paie au prix d'une perte de contrôle des utilisateurs sur leur sphère privée. En effet, ceux-ci ne contrôlent plus totalement leurs documents qui sont pris en charge par une entreprise étrangère et stockés également à l'étranger.

Et la confiance des utilisateurs envers leur prestataire de services et l'Etat dans lequel ces derniers sont basés, soit essentiellement les Etats-Unis, ne les met pas à l'abri d'un vol de mots de passe ou l'utilisation par autrui de failles dans la sécurité. Le plus sûr reste donc d'éviter de sauvegarder des documents confidentiels dans le nuage.

Il en va d'ailleurs de même avec le courrier électronique, un document confidentiel envoyé de la sorte étant aussi sauvegardé sur les serveurs du prestataire de ce service. D'autant plus que certains, dont Google avec l'offre gratuite gmail, passent en revue les courriers pour y repérer automatiquement des mots clefs et y insérer de la publicité très ciblée.



Chiffrer les documents sensibles


Mais en chiffrant les documents avant qu'ils ne soient transférés, il est possible de bénéficier du confort des services dans le nuage tout en préservant sa sphère privée. Un tel cryptage des données, lequel les rend illisibles tant pour le prestataire de services que des tiers, est particulièrement recommandable pour les utilisateurs de Dropbox et Cie.

Pour ce faire, les applications les plus connues sont notamment le logiciel gratuit Boxcryptor. Le programme cloudfogger représente une alternative. Ceux qui ne souhaitent protéger que certains documents sauvegardés dans le nuage ou leur courrier électronique peuvent se tourner vers le logiciel 7-zip. Attention toutefois à ne pas oublier de communiquer, de préférence par téléphone, le mot de passe nécessaire au déchiffrement.

Un nuage personnel

Mais la solution la plus sûre consiste à disposer de son propre nuage privé. Pour ce faire, il suffit de brancher un disque dur réseau au routeur internet de la maison. Appelés NAS pour network attached storage, ces solutions de sauvegarde en réseau sont disponibles à partir de 150 francs.

Des fabricants de NAS tels que Western Digital, Synology ou Zyxel, entre autres livrent leurs appareils avec des logiciels et des apps pour smartphones permettant d'accéder aux données conservées en tout lieu et tout temps.

Le logiciel gratuit ownCloud va lui encore plus loin. Installable sur un PC, un NAS ou une station internet louée, il offre des fonctions analogues à celles de Dropbox. Même avec ces solutions, la confidentialité des données exige toutefois que les utilisateurs veillent à ce que leur ordinateur ne soit pas attaqué par un cheval de Troie en mesure par exemple de pêcher les mots de passe. Il convient aussi de se méfier de réseaux sans fil publics sur lesquels des tiers peuvent s'emparer de données qui ne sont pas cryptées. (ats)



One to One dans les écoles européennes

Le Centre de compétences européen European Schoolnet a effectué une synthèse des informations disponibles sur la prévalence et la nature des initiatives One to One dans les écoles européennes.
Il en ressort que le One to One n'est pas encore généralisé et que de grandes différences sont observables entre pays et degré d'enseignement.
Le Danemark a une avance marquée par rapport aux autres pays avec 100 pour cent des élèves du secondaire travaillant avec un appareil personnel en classe au moins une fois par semaine. 

Pour Consulter le Briefing de EUN

lundi 22 avril 2013

Apprentissage mobile: principes directeurs de l'UNESCO


Dans une étude publiée en 2013, l'UNESCO décrit les avantages spécifiques apportés par la technologie mobile au niveau éducatif. Les recommandations proposées visent à aider les décideurs à mieux comprendre en quoi consistent les apprentissages mobiles et comment exploiter ses potentialités pédagogiques pour promouvoir l’Éducation pour tous (EPT).
Comme le précise l'introduction des auteurs de l'étude, Mark West et Steve Vosloo, « l'UNESCO est convaincue que la technologie mobile peut permettre d’étendre et d’enrichir les possibilités éducatives des apprenants dans divers contextes ». La présente synthèse s'appuie sur la série des quatorze documents de travail déjà publiés et sur deux années environ de recherche.

Une série de 10 recommandations accompagnées d'orientations sont présentées dans la présente étude :
  • Créer ou actualiser des politiques d'apprentissage mobile
  • Former les enseignants à promouvoir l'apprentissage grâce aux technologies mobiles
  • Apporter aux enseignants soutien et formation grâce aux technologies mobiles
  • Créer et optimiser le contenu éducatif pour les appareils portables
  • Assurer l'égalité des genres face à la technologie mobile
  • Développer et améliorer les options de connexion tout en garantissant l'équité
  • Élaborer des stratégies pour assurer à tous un accès égal
  • Promouvoir un usage sûr, responsable et sain des technologies mobiles
  • Utiliser la technologie mobile pour améliorer la communication et la gestion de l'éducation
  • Sensibiliser à l'apprentissage mobile par le plaidoyer, le leadership et le dialogue
Selon les auteurs, les « possibilités d'apprentissage offertes par les appareils portables sont impressionnantes  » et peuvent apporter «  une réponse novatrice et rentable à plusieurs besoins éducatifs pressants ».

Accéder à la publication en ligne : http://unesdoc.unesco.org/images/0021/002196/219661f.pdf

mercredi 6 mars 2013

Les arguments contre le One to One

Beat Döbeli de la HEP Goldau fait l'inventaire de toutes les raisons invoquées contre la mise en place du One to One dans les écoles ...
Décapant !

http://www.1to1learning.ch/One2One/ArgumenteGegenOneToOne